Felix G.

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29 oct. 15 h 00

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Dans la course au Calder, Jacob Fowler est loin devant!

La statistique « WAR » pour « wins above replacement » permet de quantifier la contribution de chaque joueur à son équipe en nombre de victoires, par rapport à un joueur de remplacement. La question à l’origine du concept est relativement simple : qu’arriverait-il à une équipe si un joueur donné n’en faisait plus partie ou encore s’il se blessait pour la saison? Le calcul, lui, est plus complexe! Il nécessite surtout de considérer que le remplaçant influence aussi les résultats de son équipe. C’est pourquoi nous mesurons l’impact de chaque joueur vis-à-vis d’un remplaçant théorique. Ce remplaçant est une estimation de la contribution moyenne des joueurs disponibles gratuitement aux équipes de la LNH. Cela peut passer par le ballotage, la Ligue américaine ou encore les agents libres. Si un joueur contribue cinq victoires de plus que la valeur de remplacement, cela indique que si ce joueur était remplacé gratuitement par son équipe, cette dernière terminerait avec dix points de moins au classement, en théorie.

La course au Calder

Comme l’illustre le graphique, la contribution de Jacob Fowler à son équipe est largement supérieure à celle des autres recrues à travers la LNH. Si Fowler disputait les 84 matchs des Canadiens, l’équipe obtiendrait en théorie 17 points de plus au classement que si Montréal faisait appel à un gardien de remplacement. Évidemment, aucun gardien ne dispute la totalité des matchs de son équipe, mais, même s’il ne devait disputer qu’une quarantaine de matchs pour Montréal, Fowler serait loin devant la compétition actuelle. Le deuxième meilleur gardien de la LNH sur cette statistique, Jesper Wallstedt, a accumulé des victoires à un rythme de 5,12 WAR par 84 matchs, loin derrière le gardien du CH. Si Fowler maintient le rythme et dispute à peine plus de quarante matchs pour son équipe, il s’agirait du meilleur résultat en WAR à la position de gardien depuis celui de Sergei Bobrovsky en 2016-2017, selon le site Corriger le tir. Évidemment, l’échantillon n’étant que de sept matchs, nous ne pouvons absolument pas présumer qu’il maintiendra ce rythme. L’exercice permet néanmoins d’apprécier la qualité des performances de Fowler depuis le début de la saison.

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22 oct. 15 h 00

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Quelles équipes ont été malchanceuses depuis le début de la saison?

Le PDO est une des premières statistiques avancées au hockey. En additionnant le pourcentage de réussite sur les tirs au but et le pourcentage d’arrêts des gardiens, on obtient le PDO d’une équipe. Cette statistique permet d’identifier rapidement des équipes qui pourraient être de bonnes candidates à une régression positive ou négative. Non seulement les deux statistiques utilisées pour la construction du PDO ont tendance à régresser vers les moyennes de la ligue, mais leur combinaison nous informe aussi sur le niveau de chance ou de malchance d’une équipe. Les équipes très offensives parviendront peut-être à maintenir un pourcentage d’efficacité plus élevé sur leurs tirs, mais cela risque d’impacter négativement leur jeu défensif et les performances de leurs gardiens. Il demeure qu’une équipe talentueuse parviendra à maintenir un PDO supérieur à la moyenne de 100, mais il est difficile de maintenir une valeur supérieure à 102 (ou en dessous de 98) pour une période prolongée.

Les Devils et les Canadiens, deux candidats à une régression positive?

À aucun moment depuis le début de sa reconstruction, le Canadien n’a autant contrôlé le jeu à cinq contre cinq. Lorsque le match est à égalité, Montréal est deuxième dans la LNH pour la part de tirs tentés, avec 59,5% à cinq contre cinq. Lorsque l’équipe est en avance, le CH se classe au sixième rang de la LNH sur cette statistique, avec 54%. Les performances des gardiens s’effondrent aussi lorsque les Canadiens mènent le match. Ils obtiennent un pourcentage d’arrêts de 0,857 à cinq contre cinq et de 0,821 si l'on inclut les autres situations de jeu. La « malchance » des Canadiens se concentre principalement devant le filet, puisque les tireurs de l’équipe convertissent leurs tirs cadrés à un rythme très légèrement sous la moyenne de la ligue.

D’après les différentiels de tirs tentés, les Devils contrôlent le jeu comme aucune autre équipe dans la LNH cette saison. Il s’agit de la seule équipe qui devance le Canadien pour la part de tirs tentés lorsque le match est à égalité. À cinq contre cinq, New Jersey génère 3,38 buts attendus par tranche de 60 minutes, mais ne marque qu’à 2,6 reprises sur cette même période. Les résultats mitigés des Devils s’expliquent en grande partie par le fait qu’ils ne convertissent que 13,4% de leurs tirs dans les zones dangereuses. Seules cinq équipes ont fait pire cette saison.

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20 oct. 15 h 00

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Les Canadiens sont-ils en danger de rater les séries?

Même s’il s’agit d’une éventualité à laquelle nous préférons ne pas trop réfléchir, une possibilité a toujours existé que les Canadiens ratent les séries cette saison. La division Atlantique est la plus compétitive de la LNH, ce qui réduit les probabilités de qualification de chacune des équipes qui en font partie. Ajoutons qu’aucune organisation n’est à l’abri des blessures.

Le CH joue mieux que ne l’indiquent ses résultats

Avant le premier match de la saison, le modèle de Corriger le tir estimait que les Canadiens avaient 59% de chances de participer aux séries. Cette probabilité est en légère baisse et s’établit maintenant à 54% avant le match de mardi contre les Sharks.

Cette baisse s’explique par le retard qu’assume déjà le Canadien sur ses adversaires directs. Avec seulement neuf points récoltés en huit matchs, Montréal se situe à l’avant-dernier rang de la division, avec quelques matchs en main sur ses rivaux. Le retard accumulé suffit à expliquer cette baisse de cinq points de pourcentage. Toutefois, lorsque nous simulons le reste de la saison, les Canadiens obtiennent de meilleurs résultats sur les matchs à venir que lors des projections initiales. Malgré les résultats mitigés du début de saison, le modèle estime que les Canadiens jouent mieux que prévu. En effet, Montréal est au cinquième rang en temps de possession en zone offensive, au sixième rang en différentiel de tirs tentés et au huitième rang en différentiel de buts attendus, à égalité numérique. Ces statistiques permettent d’anticiper le futur avec davantage de précision que les buts et les victoires passées.

Les succès des Bruins

Les succès des Bruins constituent l’un des facteurs qui influencent le plus les probabilités de qualification de l’ensemble des équipes de l’Est. En début de saison, Boston n’avait que 34% de chances de participer aux séries. Or, les Bruins connaissent un excellent début de campagne. Ils occupent le deuxième rang de la LNH pour les victoires et le différentiel de buts. Leurs probabilités de qualification ont bondi pour atteindre maintenant 55%.

Les Bruins jouent un style de jeu particulier en ce début de saison. L’équipe est généralement battue en matière de possession et ne parvient pas à obtenir la majorité des tirs tentés dans plusieurs de ses matchs. Néanmoins, Boston se classe au septième rang de la LNH pour le différentiel de buts attendus et au huitième rang pour le différentiel de chances de marquer à haut danger. Autrement dit, l’équipe de Marco Sturm limite les occasions de qualité de ses adversaires tout en générant des occasions dangereuses en attaque.

Une course à six équipes se dessine dans la division Atlantique entre la Floride, Tampa Bay, Boston, Ottawa, Buffalo et Montréal. Les probabilités de qualification des Leafs sont passées de 35% à 31%.

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08 oct. 15 h 00

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Les meilleurs gardiens après une semaine d’activité

Prédire les performances des gardiens de but représente l’une des dernières frontières que le monde du hockey n’a pas véritablement franchies. Seuls six des gardiens présents dans le classement des dix meilleurs gardiens de LNH.com en 2025 sont encore présents dans le top dix de 2026. Une semaine d’activité ne représente pas un échantillon suffisant pour prédire le reste de la saison.

La statistique des buts sauvés au-dessus des attentes est dérivée de notre statistique de buts attendus. En fonction de la qualité des tirs auxquels fait face un gardien, nous pouvons estimer le nombre de buts que ce dernier aurait dû accorder. Même s’il s’agit d’une statistique imparfaite, elle est supérieure aux statistiques de gardiens classiques qui ne tiennent pas compte de l’environnement dans lequel ces derniers évoluent.

Igor Shesterkin

Les Rangers sont présentement au sommet de la division Métropolitaine. Il s’agit de la seule équipe ayant déjà disputé cinq matchs cette saison. Les performances de leurs deux gardiens ont fortement contribué aux succès de l’équipe. Dylan Garand a sauvé près de deux buts et a récolté un blanchissage dans son seul départ cette saison. En quatre matchs, Shesterkin a accumulé plus de quatre buts sauvés au-dessus des attentes.

Ilya Sorokin

Le gardien des Islanders n’a eu besoin que de deux matchs pour grimper au deuxième rang du classement des meilleurs gardiens cette saison. Ce dernier n’a concédé qu’à deux reprises sur 63 tirs.

Jesper Wallstedt

En l’absence de Filip Gustavsson, Wallstedt devrait absorber la majorité de la charge de travail au Minnesota. En trois matchs, ce dernier n’a toujours pas perdu en temps réglementaire.

Joseph Woll

Joseph Woll obtient jusqu’à maintenant de meilleures performances que son coéquipier Dan Vladar, qui était pressenti pour obtenir à nouveau le rôle de numéro un à Philadelphie cette saison. Woll a sauvé deux buts au-dessus des attentes, alors que Vladar se trouve dans le négatif sur cette statistique.

Logan Thompson

De tous les gardiens présents dans notre top cinq, aucun n’a évolué dans un environnement aussi difficile que Logan Thompson. Notre modèle estime que si un gardien moyen avait affronté la même qualité de tirs que Thompson, il présenterait un pourcentage d’arrêts de seulement .873. S’il maintient le rythme, Thompson sauvera près de quatre buts pour chaque tranche de 100 tirs auxquels il fait face.

Jakub Dobes

Dobes a terminé au premier rang de ce classement durant les séries 2025-2026. Il n’y a pas lieu de s’en faire pour le gardien des Canadiens après seulement trois matchs. Néanmoins, Dobes se trouve au bas de notre classement. Il a concédé 13 buts, même s’il n’a fait face qu’à neuf buts attendus.

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06 oct. 15 h 00

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Après une semaine d’activité, quels sont les trios qui se démarquent dans la LNH et chez le CH?

En début de saison, il n’est pas encore possible de séparer la contribution d’un joueur de celle des coéquipiers avec qui il partage le plus son temps de glace. Nous vous proposons ainsi un top trois des meilleurs trios dans la LNH, par part de buts attendus (« xGF% »). Cette statistique mesure la proportion des buts attendus générés par une équipe lorsqu’un trio est sur la glace. Par exemple, une part de 80 % de buts attendus implique que, pour chaque tranche de 10 buts attendus générés lorsque le trio est sur la patinoire, huit sont attribués à son équipe et deux à l’adversaire. Nous conclurons en discutant des performances des trios des Canadiens.

Les meilleurs trios à cinq contre cinq dans la LNH (Minimum de 20 minutes de jeu)

Roslovic-Matthews-Marchenko (81,4 % de part des buts attendus)

Même si le premier trio des Leafs est toujours à la recherche de son premier but à cinq contre cinq, les résultats sont largement positifs. En trois matchs, cette unité a récolté près de deux buts attendus. Les chances à haut danger sont aussi en leur faveur, puisque c’est six à un pour Toronto lorsque Roslovic, Matthews et Marchenko sont envoyés dans la mêlée. Les Leafs obtiennent 81,4 % des buts attendus avec le premier trio, soit le plus haut total dans la LNH.

Mantha-J. Hughes-Bratt (78 % de part des buts attendus)

Le premier trio des Devils s’est buté aux prouesses d’Ilya Sorokin dans leur deuxième match de la saison. La défaite de 6-0 des Devils s’explique en partie par les 3,7 buts sauvés au-dessus des attentes par le gardien adverse. Avec Jack Hughes sur la patinoire à égalité numérique, New Jersey domine les tirs tentés 49-19.

Draisaitl-McDavid-Podkolzin (77,5 % de part des buts attendus)

Difficile de ne pas dominer son adversaire lorsqu’on peut compter sur deux des meilleurs joueurs au monde. En raison des blessures, les Oilers ne disposent pas de la profondeur anticipée. Ils choisissent donc de concentrer leurs meilleurs effectifs sur le premier trio. Lorsque ces trois joueurs sont sur la patinoire à cinq contre cinq, Edmonton mène les chances à haut danger huit à trois. Il s’agit aussi du trio présentant le meilleur différentiel de buts de la LNH.

Et chez les Canadiens?

Des quatre trios réguliers des Canadiens, le meilleur a possiblement été le moins utilisé. Avec Bolduc, Evans et Anderson sur la patinoire, Montréal contrôle la majorité des tirs tentés, des tirs, des buts attendus et des chances à haut danger (six à zéro!). Même si le deuxième trio de l’équipe (Slafkovsky, Newhook et Demidov) est toujours à la recherche de son premier but, il présente des différentiels positifs de tirs tentés et de buts attendus. Le match contre Pittsburgh a permis à la première unité du CH de se signaler. Kreider, Suzuki et Caufield ont tous récolté des points. Les Canadiens ont aussi un différentiel de tirs tentés de 18-7 lorsque ce trio est envoyé dans la mêlée. Par contre, parmi tous les trios qui ont été utilisés un minimum de 15 minutes cette saison dans la LNH, aucun n’obtient un pire différentiel de buts attendus que celui composé de Texier, Danault et Dach (16,2 % de part de buts attendus).

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01 oct. 07 h 00

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PROJECTIONS LNH : DIVISION CENTRALE

Ce texte est le quatrième d’une série de quatre articles qui discuteront les projections statistiques des 32 équipes de la LNH pour la saison 2026-2027.

Encore un trio d’équipes au sommet de la Centrale?

Ce n’est probablement pas une surprise pour qui que ce soit de voir l’Avalanche, les Stars ainsi que le Wild en tête du classement projeté de la division Centrale. Ces trois équipes comptent sur des joueurs étoiles qui rendent presque à eux seuls leur équipe compétitive. Le modèle entrevoit toutefois l’arrivée dans le groupe de tête d’une équipe qui avait terminé loin derrière le top trois de la division en 2025-2026, le Mammoth. Des équipes comme les Blues, les Jets et les Predators devront probablement rivaliser avec les formations de la division Pacifique pour obtenir une place en séries.

La Coupe ou rien à Denver?

L’Avalanche a été absolument dominante la saison dernière. L’équipe était première en différentiel de buts, en buts attendus et en chances à haut danger, à égalité numérique. Le plus impressionnant est qu’il existe encore certains aspects du jeu sur lesquels l’équipe peut s’améliorer. Colorado était 30e dans la LNH en avantage numérique la saison dernière. L’Avalanche était aussi l’une des pires équipes en prolongation. Les amateurs de hockey canadiens l’ont appris à leurs dépens aux Olympiques. MacKinnon et Makar ne sont pas des spécialistes du trois contre trois. Le premier a été dominé cinq buts à un dans cette situation la saison dernière. Il s’agissait de l’un des rares défauts du jeu de MacKinnon, qui a remporté ses minutes à cinq contre cinq 101 à 42. L’éclosion de Sam Malinski a aussi contribué aux succès de l’équipe. Chez tous les réguliers de la LNH, seuls MacKinnon et Malinski ont obtenu un différentiel de buts supérieur à 70 % à cinq contre cinq la saison dernière.

Des changements à prévoir dans la façon de jouer des Stars?

Certaines rumeurs ont circulé pendant l’entre-saison selon lesquelles le département d’analytiques des Stars aurait quelque peu tiré la sonnette d’alarme. Ce n’est pas que les Stars ne méritaient pas leurs 112 points obtenus la saison dernière. Après tout, l’équipe était quatrième en différentiel de buts. Plutôt, les Stars étaient très dépendants de leur pourcentage de tirs, une statistique qui a tendance à régresser vers la moyenne d’une saison à l’autre. Une autre statistique est utilisée dans l’univers des analytiques au hockey pour identifier un risque de régression : le « PDO ». Derrière son apparente complexité, le PDO est en fait une statistique simple. Il s’agit simplement d’additionner le pourcentage d’efficacité sur les tirs et le pourcentage d’arrêts des gardiens. Par définition, la moyenne de la ligue est à 100. Les Stars étaient à 102,8 la saison dernière. Les meilleures équipes parviennent à l’occasion à maintenir un PDO élevé, grâce à leurs talents de tireurs et à un bon gardien de but, mais il est rare qu’une équipe frôle les 103 de PDO deux saisons consécutives. Dallas devrait donc tenter de contrôler davantage le jeu, afin d’être moins dépendant de statistiques parfois influencées par la chance. Dans tous les cas, l’équipe pourra compter sur l’un des meilleurs avantages numériques de la LNH, comme ce fut le cas la saison passée.

Le Wild parviendra-t-il à convaincre Quinn Hughes de rester?

Ce fut une saison en deux temps pour le Wild l’an passé. L’arrivée d’un des meilleurs défenseurs au monde en décembre a complètement changé la trajectoire de l’équipe. Avant l’arrivée de Quinn Hughes, le Wild était 24e en différentiel de buts attendus à égalité numérique. L’équipe a ensuite bondi dans le top 10 pour terminer la saison. L’avantage numérique a lui aussi été dynamisé par l’arrivée du talentueux défenseur. Minnesota marquait 7,7 buts par 60 minutes avant la mi-décembre, et 10,4 buts par 60 minutes après la mi-décembre. Il s’agissait du quatrième meilleur avantage numérique de la LNH après l’arrivée de Hughes. Ce dernier a aussi remporté ses minutes 16-6 à cinq contre cinq en séries éliminatoires l’an dernier. Le Wild demeure vulnérable à certaines positions clés. Au centre, seul Eriksson Ek est projeté pour obtenir un différentiel de buts positif. Le modèle craint aussi que le bas de l’alignement du Wild soit dominé à égalité numérique. Même s’ils apportent d’autres éléments, des joueurs comme Michael McCarron ou Nick Foligno pourraient être dominés lorsqu'ils sont sur la patinoire à cinq contre cinq. Le Wild sera très dépendant de ses joueurs étoiles.

Le Mammoth fait-il maintenant partie des puissances de la division Centrale?

Le modèle anticipe que le Mammoth est maintenant prêt à rejoindre le groupe de tête de la division Centrale. Utah était troisième en différentiel de tirs tentés et sixième en différentiel de chances à haut danger, à égalité numérique la saison dernière. Le Mammoth générait toutefois davantage d’occasions en 2024-2025 que l’an dernier. Il y a deux ans, Utah était troisième dans toute la LNH pour les buts attendus générés à égalité numérique. La saison dernière, l’équipe était huitième. Toutefois, défensivement, l’équipe s’est améliorée, alors que Utah est passé de la 17e meilleure défense en buts attendus à la 10e. L’entraîneur de l’équipe semble accorder beaucoup d’importance à cet aspect du jeu et cette philosophie influence peut-être le temps de jeu de ses deux meilleurs jeunes attaquants. Cooley et Guenther ne jouaient en moyenne que 17,3 minutes par match la saison dernière. Aucun des deux ne faisait partie du top 100 des attaquants les plus utilisés dans la LNH. Si le Mammoth compte éventuellement devenir un prétendant au titre, cela passera certainement par la progression de ses deux jeunes étoiles.

Le premier trio des Blues suffira-t-il pour qualifier l’équipe en séries?

Les Blues ont bien failli procéder à une vente de feu la saison dernière. Le nom de Robert Thomas circulait dans les rumeurs de transaction pour la majeure partie de la saison. Colton Parayko avait quant à lui été échangé aux Sabres, mais il a finalement décidé de se prévaloir des privilèges offerts par sa clause de non-échange. Les Blues perdent néanmoins un excellent joueur en se départissant de Jordan Kyrou, dont la production avait ralenti la saison dernière. Kyrou demeure un joueur qui obtient d’excellents résultats dans les modèles de buts attendus. Les Blues ont pu compter sur l'un des meilleurs trios à cinq contre cinq la saison dernière. Thomas, Holloway et Snuggerud ont dominé leurs présences à cinq contre cinq 24 à 6. Aucun autre trio ayant joué un minimum de 200 minutes n’a présenté un différentiel de buts supérieur à 80 % en 2025-2026.

Une reconstruction forcée à Winnipeg?

Les Jets refusent systématiquement de considérer une reconstruction. On craint à Winnipeg que la franchise ne survive pas à ce genre de transition. Il se peut toutefois que la décision de leur gardien vedette de ne pas se rapporter au camp force la direction de l’équipe à revoir ses plans. À l’exception de quelques saisons, depuis 2019, l’équipe surpasse presque systématiquement ses chiffres de possession et de buts attendus, grâce aux performances de Hellebuyck. Les performances décevantes de ce dernier la saison dernière permettent d’anticiper de quoi aura l’air le futur de l’équipe sans son meilleur joueur. Les Jets ont présenté le 25e meilleur différentiel de buts de la LNH en 2025-2026. La présence de leur gardien voilait aussi les faiblesses dans le jeu de certains de leurs attaquants vedettes. Mark Scheifele et Kyle Connor figurent, saison après saison, parmi les moins bons joueurs défensifs de la LNH.

Dans quelle direction s’en vont les Preds?

L’arrivée de Chris MacFarland au poste de président des opérations hockey à Nashville a été bien reçue. Barry Trotz, malgré ses talents d’entraîneur, faisait partie des moins bons dirigeants de la LNH. MacFarland a annoncé son intention de moderniser le fonctionnement de l’organisation, en intégrant davantage les statistiques avancées au processus décisionnel, comme c’était le cas avec son ancienne équipe. Toutefois, ce fut une curieuse entre-saison à Nashville. D’un côté, l’équipe a fait l’acquisition de joueurs fiables, mais destinés à des rôles de bas d’alignement, dans le but présumé de demeurer compétitive cette saison. Ensuite, MacFarland a choisi de transiger un de ses meilleurs attaquants au New Jersey, en retour de choix au repêchage. L’équipe compte sur quelques bons jeunes joueurs, mais il n’est pas évident de voir la direction que le nouveau président souhaite donner à l’équipe. Un risque existe à Nashville de ne pas être suffisamment bon pour atteindre les séries, tout en étant trop bon pour repêcher tôt et mettre la main sur de futurs joueurs étoiles.

Enfin un pas en avant à Chicago?

Parmi les équipes qui ont entrepris une reconstruction complète dans les cinq ou six dernières années, Chicago est probablement celle dont la progression est la moins rapide. En plus d’être 31e en différentiel de buts, l’équipe se classait parmi les trois pires équipes de la LNH sur la quasi-totalité des statistiques importantes à égalité numérique. L’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs, dont deux des favoris au trophée Calder, Roman Kantserov et Anton Frondell, permet quand même d’espérer de meilleurs résultats à Chicago. Il n’est pas impossible que cela se produise dès cette saison, mais il faudrait que plusieurs de leurs jeunes joueurs surpassent leurs propres projections. En réalité, le modèle anticipe que certains d’entre eux surprendront positivement, mais que d’autres ne connaîtront pas les débuts auxquels s’attendent leurs partisans. Cette saison devrait au moins permettre aux Hawks d’identifier quelques réguliers supplémentaires qui pourront jouer avec Connor Bedard lorsque l’équipe sera à nouveau compétitive.

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28 sept. 12 h 27

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PROJECTIONS LNH : DIVISION PACIFIQUE

Ce texte est le troisième d’une série de quatre articles qui discuteront les projections statistiques des 32 équipes de la LNH pour la saison 2026-2027.

La division Pacifique est-elle la plus faible de la LNH?

Dans la division Pacifique, la saison 2025-2026 a été marquée par les saisons surprenantes des Sharks et des Ducks. Les Ducks sont parvenus à se tailler une place en séries, alors que San Jose a été dans le coup jusqu’à la toute fin. Une des équipes du milieu du classement fera mentir le modèle en profitant de ses nombreux matchs face à des adversaires de division vulnérables. Toutefois, il est probable que la course pour le premier rang se limite aux deux favoris.

Encore la question des gardiens de but à Edmonton?

Les Oilers iront aussi loin que leur capitaine les mènera. Sans McDavid sur la patinoire, les Oilers ne récoltaient que 45,3 % des buts à cinq contre cinq, la saison dernière. Rien de particulièrement anormal pour cette équipe fortement dépendante de ses joueurs étoiles. Cependant, à la différence des saisons précédentes, les prouesses de McDavid sur le jeu de puissance ne se sont pas transposées à cinq contre cinq. L’an passé, Edmonton a remporté les minutes avec McDavid sur la patinoire 75-68. En 2023-2024, toujours à cinq contre cinq, c’était plutôt 90-57 à l’avantage des Oilers lorsque leur capitaine était sur la patinoire. C’était aussi la première fois en trois saisons que McDavid n’obtenait pas un pourcentage de buts attendus supérieur à 60 %. Bref, le nouvel entraîneur de l’équipe devra trouver une façon de mieux entourer son joueur vedette. Ce dernier devra aussi espérer que l’organisation a finalement été en mesure d’identifier un gardien partant. Chacun des quatre gardiens utilisés l’an passé a obtenu des résultats sous la moyenne de la ligue en buts sauvés au-dessus des attentes.

Les Golden Knights avaient-ils simplement été malchanceux durant la saison 2025-2026?

Après une saison décevante, les Golden Knights ne faisaient pas partie des favoris au titre à l’approche des séries éliminatoires. Leurs 95 points avaient peut-être été suffisants pour remporter la division Pacifique, mais ce total n’aurait pas suffi à se qualifier pour les séries dans la Conférence de l’Est. Toutefois, l’observateur attentif n’était pas surpris des bonnes performances de l’équipe au printemps. En effet, à égalité numérique en saison régulière, l’équipe était quatrième dans la LNH en différentiel de buts attendus et troisième pour le différentiel de chances à haut danger. Seuls les Sénateurs accordaient moins de buts attendus à l’adversaire à égalité numérique. Un mélange de malchance et de mauvaises performances devant le filet avait bien failli couler la saison des Knights. Si la malchance a tendance à se normaliser par elle-même, Vegas n’a rien fait pour corriger le deuxième problème.

Un meilleur spectacle pour les partisans des Kings cette saison?

L’an passé, les Kings sont parvenus à se qualifier pour les séries éliminatoires malgré un différentiel de buts négatif. Aucune autre équipe n’avait disputé autant de matchs qui s’étaient terminés en prolongation ou en tirs de barrage. Cela n’est pas simplement le résultat de la chance. En fait, il y avait si peu de buts dans les matchs des Kings qu’il était difficile pour une équipe de se détacher de son adversaire. Los Angeles n’offrait donc pas le meilleur spectacle à ses partisans, en plus d’avoir terminé 30e dans la LNH pour les victoires en temps réglementaire. Cela dit, ce contexte défensif permettait aux Kings de contrôler la possession, les chances de marquer et les tentatives de tirs. L’arrivée d’un nouvel entraîneur pourrait dynamiser l’offensive d’une équipe qui compte quelques très bons éléments.

Les étoiles des Ducks compenseront-elles le manque de profondeur de l’équipe?

Les Ducks étaient probablement l’équipe qui contrastait le plus avec les Kings la saison dernière. Les matchs des Ducks se jouaient à haut rythme et les deux équipes sur la patinoire s’échangeaient des chances de marquer de qualité. À cinq contre cinq, seules deux équipes ont généré plus de buts attendus qu’Anaheim, mais à quel prix? Les Ducks étaient dans le bas du tableau pour la majorité des statistiques défensives. Malgré le contexte difficile, Lukas Dostal est parvenu à sauver près d’un but à son équipe pour chaque 100 tirs affrontés, avant la pause des Fêtes. La fatigue s’est éventuellement installée pour le gardien des Ducks et il a ensuite performé légèrement sous les attentes. Dostal devra être la meilleure version de lui-même pour une bonne partie de la saison, puisque la défensive des Ducks est l’une des moins expérimentées de la LNH. Seulement trois des six réguliers projetés en défense totalisent plus de 150 matchs en carrière. Le manque de profondeur en attaque pourrait aussi rattraper les Ducks. L’équipe compte toutefois sur un des meilleurs groupes de jeunes attaquants de la LNH. Carlsson, Gauthier et Sennecke pourraient suffire à qualifier les Ducks en séries, dans une division Pacifique plus faible que la moyenne.

Celebrini est-il suffisamment bien entouré à San Jose?

Plusieurs observateurs s’attendent à voir les Sharks faire un saut supplémentaire cette saison. Évidemment, plusieurs bons jeunes joueurs s’ajouteront à Celebrini, Smith ou encore Dickinson. Toutefois, San Jose a quelque peu joué de chance l’an passé. Son différentiel de
-41 place l’équipe au 28e rang de la LNH. Les statistiques associées à la possession n’étaient elles non plus pas très positives. Les Sharks étaient 28e en différentiel de tirs tentés, 25e en différentiel de buts attendus et 22e en temps passé en zone offensive. Leur jeune étoile devant le filet, Yaroslav Askarov, est parvenue à masquer les faiblesses de son équipe, mais seulement en début de saison. Il a finalement terminé l’année au 75e rang en buts sauvés au-dessus des attentes. À cinq contre cinq, seuls les vétérans Jordan Binnington et Sergei Bobrovsky ont fait pire. Quant à la défensive, les acquisitions de Trouba et Nurse ont été accueillies positivement. Toutefois, les performances de Trouba ne semblent pas justifier le contrat qui lui a été accordé. Quant à Nurse, il s’agit encore d’un défenseur respectable, mais aucune des deux acquisitions ne devrait compenser l’absence d’un véritable défenseur numéro un. Dans tous les cas, les Sharks comptent sur un des meilleurs joueurs de la LNH, et parfois ça peut suffire, comme cela a bien failli être le cas la saison dernière.

Le Kraken peut-il demeurer compétitif malgré l’absence de joueurs étoiles?

Le Kraken se retrouve dans une situation pratiquement opposée à celle des Sharks : l’équipe compte sur plusieurs joueurs de milieu d’alignement et des défenseurs de qualité. Cependant, l’équipe ne présente aucun joueur étoile. Aucun joueur de l’équipe ne s’est classé dans le top 200 des meilleurs contributeurs de la LNH en 2025-2026, selon notre modèle. L’état-major a tant bien que mal tenté de remédier à cette situation pendant l’entre-saison, mais le refus de Jason Robertson de déménager à Seattle place l’équipe dans une situation précaire à l’entrée de la saison 2026-2027. En effet, deux de ses meilleurs joueurs seront sans contrat à la fin de la saison : Vince Dunn et Jared McCann. Si l’équipe parvient à rester dans la course aux séries jusqu’à la date limite, il est possible que Dunn et McCann terminent la saison à Seattle. Advenant une saison décevante, le Kraken pourrait être forcé de se départir des deux futurs joueurs autonomes et l’équipe pourrait ainsi rivaliser avec les Canucks et les Flames pour le bas de la division. En somme, il serait étonnant que Seattle obtienne 84 points, comme l’anticipe le modèle. Soit l’équipe demeurera dans la course jusqu’à la fin, soit elle se départira de ses meilleurs éléments et terminera la saison loin derrière ses rivaux de division.

Dustin Wolf est-il encore le meilleur gardien des Flames?

En 2024-2025, les Flames en ont surpris plusieurs en terminant la saison avec 96 points, malgré un différentiel de buts négatif. Pour une deuxième saison consécutive, l’attaque des Flames était l’une des pires de la ligue la saison dernière. À la différence de la saison précédente, Calgary a obtenu des performances moyennes de son jeune gardien Dustin Wolf. Le gardien américain peut-il suffire à qualifier son équipe en séries pour une deuxième fois en trois ans? Peut-être devra-t-il plutôt se battre pour son poste de gardien numéro un, après la saison impressionnante de son coéquipier, Devin Cooley. Ce dernier a terminé au 11e rang de la LNH pour les buts sauvés au-dessus des attentes. Pour le reste de l’alignement, les Flames ont mis la main sur quelques vétérans qui pourraient intéresser leurs compétiteurs à la date limite des transactions. Chez les plus jeunes, la présence de Simon Nemec et de Zayne Parekh pourrait aider à relancer l’avantage numérique des Flames. Finalement, en attaque, l’une des seules lueurs d’espoir pour les partisans de l’équipe, Matvei Gridin, a obtenu 20 points en 37 matchs la saison dernière alors qu’il n’avait que 19 ans en début de campagne.

Les entraîneurs influencent-ils significativement les résultats de leur équipe?

Le différentiel de -104 des Canucks en 2025-2026 représentait de loin le pire de la ligue. La saison misérable des Canucks s’est conclue par le congédiement de leur entraîneur, qui n’était en poste que depuis l’entre-saison. Il n’est pas évident de mesurer l’impact d’un entraîneur, mais certains ont tenté et ont conclu qu’Adam Foote était possiblement le pire entraîneur des 20 dernières années. L’arrivée de Manny Malhotra à la barre de l’équipe ne suffira probablement pas à relancer les Canucks, mais peut-être au moins à relancer Elias Pettersson? Ce dernier est le joueur le mieux payé de l’équipe et les 11,6 millions qui lui sont versés annuellement empêchent la nouvelle direction d’explorer les possibilités d’échange. Selon notre modèle, en ajustant pour l’environnement salarial actuel, les performances de Pettersson auraient justifié un salaire de 3 millions en 2025-2026, 5,7 millions en 2024-2025 et 16 millions en 2023-2024. Relancer Pettersson pourrait permettre d’accélérer la reconstruction à Vancouver. Les partisans de l’équipe devront néanmoins demeurer patients, puisque le modèle anticipe que les Canucks termineront derniers au classement général cette saison.

Publié

23 sept. 18 h 00

Image de la publication de Felix G.

PROJECTIONS LNH : DIVISION ATLANTIQUE

Ce texte est le deuxième d’une série de quatre articles qui discuteront les projections statistiques des 32 équipes de la LNH pour la saison 2026-2027.

La division la plus relevée de la LNH

La division atlantique est la seule de la LNH à n’avoir aucune équipe projetée pour moins de 90 points, selon Corriger le tir. Toujours selon notre modèle, il s’agit aussi de la division s’étant le plus améliorée dans l’entre-saison.

Les unités spéciales feront-elles le travail à Tampa?

Le Lightning était deuxième en différentiel de buts la saison dernière, tout juste derrière l’Avalanche. L’équipe de Jon Cooper s’est classée dans le top cinq de la LNH pour la majorité des statistiques importantes, comme le différentiel de buts attendus. Le départ de leur meilleur défenseur en 2025-2026, Darren Raddysh, génère un peu d’incertitude autour de l’avantage numérique de l’équipe. L’arrivée de John Carlson devra compenser ce départ, puisque Tampa Bay est à la fois l’équipe la plus punie de la ligue et celle causant le plus de pénalités à l’adversaire. Les performances sur les unités spéciales pourraient déterminer le sort de l’équipe, si cette tendance se maintient.

Les anciens champions sont-ils vraiment de retour?

Ici, il est raisonnable de douter du modèle. Après tout, les Panthers sont les favoris sur les marchés de paris et ces derniers se trompent moins que la moyenne. Toutefois, les Panthers sont-ils encore vraiment la même équipe que celle ayant remporté la Coupe Stanley il y a deux ans? Leurs trois principaux défenseurs sont maintenant âgés de plus de trente ans. Idem pour une partie importante de leurs principaux attaquants. Ultimement, ce sont les risques de blessures qui font douter le modèle. Un seul de leurs six principaux attaquants est projeté pour jouer plus de 75 matchs, en plus de l’incertitude associée au fait que leur meilleur joueur vient tout juste de rater une saison complète. Bref, si les amateurs considèrent sans équivoque que les Panthers sont de retour, le modèle perçoit les risques associés à l’âge et aux blessures. Il reconnaît néanmoins qu’en santé, il s’agirait d’une des trois ou quatre meilleures équipes de la LNH.

Les Canadiens, une équipe sous-estimée par les modèles de projections?

L’ancien gardien des Rangers de New York, Stephen Valiquette, a estimé que lorsqu’un tir survient à la suite d’une passe qui traverse latéralement la patinoire, le pourcentage d’efficacité sur les tirs augmente par un facteur de deux à trois. Or, la LNH ne rend pas disponibles aux analystes les données permettant d’identifier ce type de séquence. Entre les Demidov, Slafkovsky et Hutson, le mouvement de rondelle en zone adverse représente possiblement la principale qualité des Canadiens. C’est possible que les projections sous-estiment systématiquement ce type de profil. Cela a d’ailleurs été le cas au printemps dernier, alors que les différents modèles estimaient que Tampa Bay, et ensuite Buffalo, étaient largement favoris dans leur série face à Montréal.

Cela étant dit, il ne fait aucun doute que les Canadiens ont été plus chanceux que la moyenne la saison dernière. D’abord, l’équipe a terminé au cinquième rang de la LNH, malgré le neuvième meilleur différentiel de buts de la ligue. Ensuite, et surtout, parce que les principaux joueurs des Canadiens ont tous joué plus de 80 matchs. Les six meilleurs contributeurs de l’équipe selon notre modèle : Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov, Lane Hutson et Noah Dobson ont raté à eux six seulement trois matchs! Aucune autre équipe dans la division n’a eu ce privilège. Les probabilités sont que, même pour l’équipe concernée, il s’agissait d’une anomalie. Qu’arrivera-t-il en cas de blessures à Suzuki ou encore à Hutson? Dans la division la plus compétitive de la LNH, un peu de malchance pourrait rapidement faire dérailler la saison des Canadiens. Cette possibilité explique la prudence de la projection.

Encore des problèmes devant le filet à Ottawa?

Les Sénateurs ont obtenu le 29e meilleur pourcentage d’arrêts la saison dernière, même si l’équipe a concédé le plus bas total de buts attendus à ses adversaires. Les gardiens de but sont toutefois bien connus pour leur imprévisibilité d’une saison à l’autre. Même si l’équipe a obtenu des performances décevantes de la part de ses gardiens, rien ne garantit que ce scénario se reproduira cette saison. Si Ottawa obtenait simplement des performances moyennes de la part de ses gardiens, rien n’indique que l’équipe ne pourrait pas compétitionner avec les meilleures formations de la LNH. En effet, à égalité numérique, les Sens étaient deuxièmes en différentiel de chances à haut danger et en temps passé en zone offensive, troisièmes pour le différentiel de buts attendus et quatrièmes pour le différentiel de tirs tentés. Une seule autre équipe dans la LNH faisait partie du top 4 dans chacune de ces catégories, l’Avalanche du Colorado.

Les départs de Tuch et Byram priveront-ils les Sabres d’une place en séries?

Même si les Sabres ont probablement pris la bonne décision en se départissant d’Alex Tuch et Bowen Byram, il est possible que ces départs aient un impact sur les performances à court terme de l’équipe. Byram et Tuch étaient les troisième et sixième joueurs les plus utilisés à Buffalo. Les Sabres ont probablement suffisamment d’éléments à l’interne pour combler ces départs, mais les utiliseront-ils adéquatement? Dans la série face aux Canadiens, Lindy Ruff a attendu le cinquième match de la série pour envoyer Konsta Helenius dans la mêlée. Il s’est aussi borné à utiliser Logan Stanley et Luke Schenn en défense. Une fois ses meilleurs éléments dans l’alignement, Buffalo a dominé les trois derniers matchs de la série 14 à 8 en termes de buts attendus. Si Ruff, cette fois, ne perd pas de temps à utiliser davantage ses meilleurs éléments, les Sabres pourraient faire mentir le modèle, qui ne dispose pas de suffisamment de données pour évaluer adéquatement certains de leurs jeunes joueurs.

Auston Matthews est-il encore un des meilleurs buteurs de la LNH?

Les meilleures équipes de la LNH ont généralement des joueurs qui font partie des quelques meilleurs au monde. En 2022-2023, Toronto avait trois joueurs appartenant au top 20 de la LNH, selon notre modèle. La saison dernière? Un seul dans le top 50. C’était Nylander qui occupait justement le cinquantième rang. Auston Matthews peut-il retrouver sa place au sommet? Il y a deux ans, Matthews était l’un des meilleurs buteurs de la LNH. Depuis, l’attaquant américain convertit ses tirs en buts au même rythme qu’un attaquant moyen dans la LNH. En plus, il génère moins de tirs que par le passé. La responsabilité est-elle celle de l’entraîneur Craig Bérubé, dont l’arrivée à Toronto coïncide avec le déclin de son joueur vedette? Dans tous les cas, le nouvel état-major de l’équipe a une stratégie pour relancer ces meilleurs éléments offensifs. Cet été, les Leafs ont mis sous contrat une série d’attaquants au profil défensif. Il y a fort à parier que ces derniers absorberont les responsabilités défensives, ce qui permettra au nouvel entraîneur de maximiser le potentiel offensif de ces vedettes.

Les Bruins de 2025-2026 ont-ils simplement été chanceux?

Les Bruins en ont surpris plus d’un la saison dernière en franchissant la barre des 100 points. Toutefois, l’équipe a obtenu ce résultat principalement grâce à son pourcentage d’efficacité sur les tirs (sixième dans la LNH) et aux performances de ses gardiens (quatrième pour le pourcentage d’arrêt). Ce type d’exploit n’a généralement pas tendance à se répéter d’une saison à l’autre. Pour surprendre les modèles, les Bruins devront probablement réussir à obtenir davantage de temps de possession en zone offensive. Ils étaient 27e la saison dernière sur cette statistique. Ils devront aussi obtenir plus de chances de marquer de qualité afin de reproduire leur huitième rang pour les buts marqués en 2025-2026. Finalement, Jeremy Swayman devra probablement à nouveau se dépasser devant le filet des Bruins, puisque ces derniers ont accordé le sixième plus grand nombre d’occasions de grande qualité à l’adversaire l’an dernier.

Une onzième saison sans série à Détroit?

La projection des Red Wings inclut présentement Dylan Larkin. Elle inclut aussi la présence dans l’alignement de leur deuxième meilleur défenseur, Simon Edvinsson, qui n’est toujours pas sous contrat. L’échange éventuel de l’ancien capitaine des Red Wings risque de laisser un trou au centre de l’alignement de l’équipe. Aucun des autres joueurs de centre des Wings n’est parvenu à obtenir une contribution équivalente ou supérieure à celle d’un joueur de deuxième trio la saison dernière, selon notre modèle. En attendant la transaction de Larkin, les 90 points projetés à l’équipe semblent raisonnables, mais à moins de récupérer un joueur dont la contribution sera similaire, la saison pourrait être longue pour une équipe qui évolue dans la meilleure division du hockey.